Halte aux aliments ultra-transformés


Un Français sur deux est en surpoids. A qui la faute ? Aux sucres, aux graisses, au sel….? Les aliments ultra-transformés seraient aussi impliqués. C’est ce que dénonce un livre qui vient de paraître*.

Céréales du petit-déjeuner pour enfants, desserts lactés, yaourts à boire, confiseries, sodas, barres chocolatées… Les aliments ultra-transformés sont omniprésents dans les rayons des supermarchés. « Ils sont faciles à reconnaître car on peut lire, sur leur emballage, une longue liste d’ingrédients et d’additifs industriels que l’on n’utilise pas à la maison. En général, au delà de cinq, on considère qu’il s’agit d’un produit ultra-transformé. Ils présentent souvent des packagings attractifs pour favoriser l’acte d’achat. Enfin, ce sont des aliments qui sont de pures fabrications de l’homme », explique Anthony Fardet, chercheur en nutrition. Par exemple, un poisson frais est un produit naturel, une boîte de thon un aliment transformé, et des nuggets de poisson deviennent un aliment ultra-transformé. Sur l’étiquette de ce produit, on trouve facilement une quinzaine ingrédients ! Dans une barre chocolatée, bien plus encore….

Impact sur la santé

On a beaucoup incriminé le sucre et les graisses d’être responsables de l’épidémie d’obésité, de l’augmentation des cas de diabète et de maladies cardio-vasculaires. Les aliments ultra-transformés participent également à ce phénomène lorsqu’ils sont consommés de façon régulière et excessive. « Les produits ultra-tranformés ont un impact sur la santé car ils sont peu rassasiants et favorisent le grignotage entre les repas. Ils sont hyperglycémiants c’est-à-dire qu’ils élèvent très rapidement le taux de sucre dans le sang et les sucres rapides peuvent mener à la résistance à l’insuline puis au diabète. Et ce sont des calories vides : ils sont riches en énergie mais vides de micronutriments protecteurs comme les fibres, les minéraux et les vitamines. », analyse Anthony Fardet. Tout ceci crée un terrain favorable au développement de maladies chroniques. Bien sûr, inutile de diaboliser les aliments ultra-transformés : on peut se faire plaisir de temps en temps avec une barre chocolatée ou des chips… mais pas tous les jours !
Brigitte-Fanny COHEN
*« Halte aux produits ultra transformés ! Mangeons vrai ! » du Docteur Anthony Fardet, éditions Thierry Souccar